dilluns, 27 de setembre del 2010
Grotte des Pigeons
dissabte, 25 de setembre del 2010
L’île

Depuis les grandes fenêtres de la maison, je regarde encore une fois cette petite colline sombre qui monte devant la ville de Beyrouth, sur la mer, qui a attiré mon attention le premier jour: c’est la montagne de détritus et des débris de guerre. Formée par la volonté humaine. Notre ami nous dit que les habitants de Beyrouth, avec le système d'égouts détruit pendant et après la guerre de 1975-1990, ont déposé dans la mer tant et tant d’ordures, et des gravats des bâtiments détruits, que l’île est apparue. Et elle est toujours là, 13 pieds de haut et 24 hectares, comme un souvenir de jours difficiles.
Cela me rappelle la formation de l’Isola Tiberina à Rome. En 509 avant JC, las les Romains de ses méthodes autoritaires, ont a dêtroné le dernier roi de Rome, Tarquin le Superbe, et on a créé la république romaine. Personne ne veut rien savoir de la dernière époque de Tarquin, même on ne veut plus les moissons récoltés qui se sont développées durant le règne despotique, alors les campagnards les jettent dans la rivière et l’île est née dans le milieu du Tibre. L’histoire se répète. Ou la légende. Parfois. Sur la photo, si vous regardez attentivement, vous pouvez voir l’île de l’autre côté de la baie.
dilluns, 20 de setembre del 2010
Centre-ville à Beyrouth
Le centre-ville de Beyrouth est encore en construction, après la destruction. La Place des Martyrs, en plus de la grande mosquée et le monument aux martyrs, est pleine de grues, dont l’une tient une sorte d’attraction foraine: le dîner coût là haut 17.000 dollars, disent-ils. Apparemment, il y a une table et quelques chaises. Elle doit monter et descendre de haut en bas et devenir un point de vue exceptionnel sur la ville, digne de Disneyland. Mais nos amis nous amènent à déjeuner au Le Talleyrand, délicieux, bien que la cuisine est occidentale. A Beyrouth, il n’y a pas de métro, les bus sont privées et il y a très peu, alors tout le monde est au volant de sa voiture. Le bouchon est le pain quotidien et pendant toutes les heures. Chemin du restaurant, on entend le bruit des freins d’une voiture qui a dû s’arrêter brusquement. En un clin d’œil, on voit que le conducteur sort de cette voiture, furieux, et pendant qu’il retire sa courroie tout d’un coup, il se dirige vers le conducteur par lequel il a du s’arrêter. Un sursaut nous prend. Il se peut qu’il fait partie d’une milice, dit notre amie. Il semblait avoir une sorte d’habitude de montrer sa ceinture. Puis un policier est venu pour mettre la paix.
J’ai photographié la grue au milieu de la place en face de la mosquée, de la voiture. Dans une autre photo, deux minarets cohabitent avec le clocher (qui a un haut-parleur) de l’église maronite de Saint-Georges et une grue au milieu de la ville. Et dans la troisième photo vous pouvez voir les vestiges archéologiques qui ont apparu dans les décombres de la ville détruite par la guerre, maintenant en vue.
diumenge, 19 de setembre del 2010
Europe
Certaines pièces du musée sont une surprise pour moi, j’attendai des autres avec impatience. Du Ve siècle avant J.-C. et provenant de la ville de Sidon, au sud Liban, nous admirons longtemps l’éclecticisme et la beauté d’un sarcophage en marbre avec une tête sculptée d’un beau jeune homme. Matériel et sculpture sont à la manière grecque, mais le sarcophage est à la manière égyptienne. Le peuple libanais a pris ce qu’ils ont aimé et leur convenait de chacune des cultures qu’ils connaissaient. Ils sont très éclectiques, des jongleurs de l’équilibre. Avant et maintenant. Dans l’autre photo, la tribune en marbre d’un temple près de Sidon, du IVe siècle avant J.-C. décrit l’assemblée des dieux de l’Olympe dans la bande supérieure et un entourage de musiciens et danseuses en bas. Derrière lui, la pièce la plus attendue du Musée: l’enlèvement d’Europe, une mosaïque du IIIe siècle avant J.-C., provenant de Byblos. Europe était la fille du roi de Tyr au sud Liban. Zeus tomba amoureux d’elle et il l’a enlevé, deguisé comme taureau. C’est bien connue l’obsession de Zeus pour le déguisement et la métamorphose avec l’intention de séduire ces femmes qui ignoraient leurs charmes ou leurs méthodes habituelles de séduction. Quoi qu’il en soit, Zeus la prit en Crète et là Europe a eu trois fils, Minos, Rhadamanthe et Sarpédon, qui deviennent plus tard des juges des enfers. Voici comment nous arrivons à l’origine de l’Europe: le Liban. Cadmus, le frère d’Europe, a couru le monde à la recherche de la jeune fille, à tous ceux qui étaient sur son chemin ils leur enseignait l’alphabet, bien sûr phénicien, la base de la langue grecque. Et la nôtre, pas de doutes.
dissabte, 11 de setembre del 2010
Aanjar
Baalbek est attendue. Avant, nous visitons les ruines de la ville d’Aanjar. S’il y a une ville de vie éphémère, c’est Aanjar. Un calife de la dynastie des Omeyyades l’a construit au début du huitième siècle et elle a été détruite moins de cinquante ans après, l’année 744. La ville occupe un grand carré traversé par le cardo et le decumanus. Reste débout un groupe de quatre colonnes du tetrastyl, qui peut être vu sur les photos. J’ai fait tellement de photos que je ne savais pas quoi choisir.
Nous fondons sous un soleil implacable. Si cette ville serait en Italie ou en Grèce, il y aurait pas la place, elle serait si pleine de touristes! À Aanjar, la solitude et le silence sont interrompus seulement par le battement d’ailes des cigales, au milieu du mois d'août. Nous marchons quand même, presque hors d’haleine à travers les anciens bains, le palais du calife, les restes de nombreux commerces le long de la rue. Le souvenir de Pompéi m’arrive. Mais nous ne sommes pas en Italie. Là, les bâtiments seraient Romains, dans l’image et ressemblance des Grecs. Ici, tout est mélangé. Je l’aime. Beaucoup. Nous sommes séparés une douzaine de kilomètres de la frontière avec la Syrie, la route de Damas. Mais ce n’est pas notre destin.
dimarts, 7 de setembre del 2010
Langue et réligion
L’électricité va et vient souvent le soir à la maison, et le générateur devient presque en panne. Ainsi, nous sommes conscients de cette difficulté quotidienne au Liban. Plus de 30 ans ils vivent avec ce manque d’électricité, maintenant seulement 12 heures par jour, sauf si vous avez un générateur privé. J’ai demandé à mon amie si l’équipement électronique de la maison n’est pas endommagé, avec le changement automatique du réseau au générateur électrique. Ils se sont habitués, comme nous, elle m’a répondu. Je prends mon journal pour écrire des notes et des impressions de la première et intense journée au Liban. C’est pas la langue qui définit et qui construit l’identité du Liban, ce sont les religions. Comme en Suisse. J’oserai même dire, comme les États-Unis, mais pas tout à fait. Vous pouvez avoir plus d’une langue, mais une seule religion. Nos amis vont de l’arabe au français, et au anglais sans hesitation. Et ils sont Maronites, par tradition familiale, avec conviction. Tout simplement.
Sur la photo, un échantillon du bilinguisme arabe-français: le signe de l’entrée sur le site archéologique de Byblos. La possibilité de double paiement, cependant, est en livres libanaises ou dollars. Les heures d’ouverture ne sont pas en charge les requêtes: depuis 8 h. le matin. La fermeture, cependant, dépend de l’heure du soleil couchant.
dimecres, 1 de setembre del 2010
Harissa
Nous commençons à prendre encore plus conscience de la religiosité dans le pays. Nous montons à Harissa, une montagne à côté, pour visiter la statue de Notre Dame du Liban, qui est visible de plusieurs kilomètres de distance, non pas comme le géant du Christ Rédempteur à Rio de Janeiro, mais l'idée c’est la même, et la très moderne basilique qui a été construite récemment derrière lui, les deux maronites. Mais à Harissa il y a aussi la basilique de Saint-Paul, melchite. Les uns et les autres, ils sont des chrétiens libanais. Il y a 18 différents groupes religieux qui essaient de vivre dans le pays longiligne. Nos amis sont Maronites. Sur la photo, de haut en bas, le jeu des coupoles de la basilique de Saint-Paul et l’image de la Vierge recadrée dans le ciel en plus de la proie de la basilique. Du point de vue, la baie de Jounieh, que mon amie considére comme la plus belle du monde. Et elle a vu beaucoup de monde!
dimarts, 31 d’agost del 2010
Jeita
Nous commençons à prendre conscience de l’orographie du pays. Nous prenons l’autoroute qui traverse le pays longiligne, vers le nord. Nous avons rapidement atteint des coudes, des gorges, des forêts, des sommets, des falaises, la chaleur, jusqu’à arriver aux grottes de Jeita. Dans la première grotte, des stalactites et stalagmites, de différentes formes et couleurs capricieuses, font du plaisir pas seulement à nous, mais aussi aux grands groupes d’enfants, certains sont venus de Syrie, d’autres des écoles dans le pays. Je pense aux grottes de Majorque. Dans la deuxième grotte nous avons la chance et nous navigons seuls dans la rivière souterraine. Je me rappelle du film de Visconti, Ludwig. On ne nous permet pas d’entrer avec les caméras et les téléphones mobiles, qu’il faut laisser à l’entrée. Nous sommes dans la vallée de Nahr el-Kelb, “le fleuve du chien” ou “du loup”, selon les Grecs. Une entreprise allemande est tenu de fixer le lieu, et mettre des cabines téléphériques, après la dernière guerre, il y a quinze ans.
diumenge, 29 d’agost del 2010
Beyrouth

Beyrouth, capitale du Liban, est une grande ville, étendue face à la mer et perchée sur les nombreuses montagnes qui limitent son dos. La maison de nos amis est soulevée, dans une sorte de Vallvidrera pour ainsi dire, avec tout Beyrouth à ses pieds. Et la mer qui ne finit jamais. Ni l’appareil photos ni les yeux ne parviennent pas à couvrir la vue que les fenêtres nous offrent. La vue me fait penser à celle de Riverside Drive sur le Hudson, avec des cargos à l'ancre, tantôt ici, tantôt là, au milieu de la baie, mais New Jersey n’est pas sur l’horizon. Près de la moitié des habitants du pays vivent dans la capitale. Au Liban, il n’y a que quatre millions de Libanais. Plus de quinze millions d’autres sont dispersés dans le monde. Peuple de voyageurs. Pays longiligne. Terre convoitée.