dilluns, 13 de setembre de 2010

Baalbek

Nous roulons, malgré le mauvais état des routes, la vallée de la Bekaa. Les marges sont un depotoir des déchets. La terre est fertile, riche en eau, convoitée par les voisins. Nous passons parmi les camps de bédouins de la Syrie, des familles entières dediés à des travaux d’agriculture dans le domaine. La vue s’habitue à tout, même aux camps, dont certains sont des camps de réfugiés palestiniens. Nous sommes arrivés à Baalbek, fief de Hezbollah. Il est l’heure du midi de la prière. Dans toute la ville on n’écoute que la voix en chantant des prières musulmanes. En fait, cependant, nous sommes à l'ancienne Héliopolis, la cité grecque du soleil, avec trois grands temples romains dédiés à Jupiter, Vénus et Baccus. Je ne sais pas si c’est le climat ou la latitude, ou c’est un mirage de mes yeux, mais l’ocre des temples est beaucoup plus ocre. Et mon regard se remplit de l’ocre. Je ne sais pas si jamais a été établie la typologie de le syndrome de l’ocre en Orient, mais je le souffre. Et je suis fascinée, de la même façon que j'ai été fascinée par les pyramides. Je l’ai déjà écrit, au premier moment de mettre mes mains sur le clavier, de retour du Liban: je n’avais jamais vu aucun temple si grand et si bien conservé que le temple de Baccus au Baalbek.

J’ai fini la carte dans l’appareil photo et je n’ai pas pu faire des milliers de photographies que j’avais espéré. Mais j’ai les images enregistrées dans l’oeil caméra. Heureusement mon fils a pris quelques photos pour moi! Je n’ai pas non plus des notes sur Baalbek, dans mon journal. Mais pour l’instant, il ne m’importe pas quand le site a été construit et qui l’ont construit, et pourquoi c’est là que se tenait, et sa longévité, et le soleil qui tombait sur nous, et les chants sans fin des haut-parleurs. Il ne m’importe pas. Je suis encore prise par le trésor qui m’a donné Baalbek. Trois des quatre photos que j’ai fait à Baalbek elles accompagnent ce texte (le quatrième je l’avais déjà publié). Vous verrez six colonnes du temple de Jupiter et les deux minarets de la mosquée de loin, la ville moderne de Baalbek et les propylées, majestueux comme l’Acropole à Athènes. Ou plus. Ah, j’aurai jamais pensé que je pourrais arriver à écrire la dernière phrase!


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